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A vingt ans j’étais fauché mais j’avais pigé comment me faire rincer gratis dans les bistrots

26 oct.
1 min de lecture

Je prenais ma guitare, je commandais un café et je grattais quelques accords en chantant un Brassens, un Brel, un Joe Dassin...

Généralement le tôlier ou un client nous payait un verre. C’est comme ça que j’ai commencé à oser chanter devant un public.

À l’époque j’avais un pote quinquagénaire : Michel. Un type doux comme un agneau qui parlait comme Darroussin et qui ressemblait à Léo Ferré. Un jour Michel me dit : « Viens Nico, demain on part dans le Cantal, je t’ai trouvé un gala ».

Moi je jouais juste pour les copains, je n’avais pas prévu de monter un récital et parfois je ne connaissais même pas les paroles en entier.

Mais bref, Michel insiste, il est enthousiaste et je n’ose pas lui dire non.

Le lendemain on fait 4 h de route, on arrive dans le bled et là, je découvre des belles affiches Crédit Agricole avec écrit dessus :

« Ce soir en concert NICOLE AMOROS ».

Je me liquéfie.

Michel est hilare : « oh c’est cocasse, on se sera mal compris ! » me dit-il.

C’était la première fois qu’on faisait une affiche pour m’annoncer.

Vu la taille des affiches qui annoncent ma venue samedi prochain à Sillars (86), je suis content qu’on se soit bien compris.

LaForge DAdrien. Samedi 31 oct -20h30-


 
 
 

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