Avant d'écrire et de défendre ses chansons, Nicolas Moro a été musicien poly-instrumentiste dans plusieurs formations, notamment Opa Tsupa durant quinze ans. 

C’est à la séparation du groupe, devenu aujourd’hui une référence, qu’en 2015 il se lance dans l’écriture d’un nouveau répertoire et s’affirme dès la sortie de son premier album :

«L’amour est un oiseau volage» (2018), comme un auteur compositeur interprète à la plume affûtée.

A la fois inspiré des grandes figures de la chanson et guitariste confirmé influencé principalement par la musique américaine du début du XX ième siècle, il crée un univers où les deux mondes se mélangent tout naturellement. Un mariage d’évidence entre la langue française et le son bluesy, swing et folk porté par sa voix chaude et sans artifice.

Dès l’année suivante il enregistre l’Ep : «Des traits en commun» avec d’autres chanteurs, notamment le titre : «Du mal à se taire» avec Sanseverino d’après un texte de Bernard Dimey qu’il met en musique.

Son deuxième album : «Mollo» paraît en 2021. Plus acoustique et minimaliste que le premier, il y confirme ses qualités de parolier, de mélodiste et ses capacités à interpréter à la fois des chansons légères et des sujets plus graves et mélancoliques. 

Il forme un duo avec le violoniste Mathias Guerry et en 2022 sort un live de seize titres enregistrés en acoustique devant un auditoire confidentiel : «Nicolas Moro & Mathias Guerry : En public», qui sera complété quelques mois plus tard par un 7 titres bonus «Au Théâtre du Château».

Nicolas Moro est avant tout un artiste capable de tenir seul la scène par sa présence, son humour et la qualité de son jeu. Il a toujours affirmé une grande indépendance artistique, toujours recherché un chemin loin des médias et des grosses productions. Il revendique un goût pour la chanson populaire et sa simplicité d’apparence avec l’élégance de nous faire croire que l’exercice est facile.

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La belle chronique d'Anne Lefebvre:

Nicolas Moro,

l’élégance du folk chanteur…

Il est passé par là: Les Copains d'Abord Salbris (41) - La Bonne Dame. Champigny sur Veude (37) - L'agora Jaunay Clan (86)  - Festival Didouda. Arras (62)- Café du Boulevard Melle (79) - Festival Les Berniques. Île d’Yeu (85) - Festival Jacques Brel. Vesoul (70) - L'estival. St Germain en Laye (78) - L’Equinoxe. Chateauroux (36) - L’Etabli. Mirepeix (64) - La Guinguette à deux sous. Les Sables d’Olonne (85) - La Luna Negra. Bayonne (64) - La M3Q. Poitiers. (86) - Théâtre Chez Thenardier. Montreuil (93) - 1° partie Michel Jonasz. Vouneuil sous Biard (86) - Le Carré du Perche. Mortagne au Perche (61) - Les bistrots d'hiver. Felletin (23) - Jazz Café Montparnasse. Paris (75) - Festival Musicolor. Chambon la Forêt (45) - Tourville la Rivière (76) - Toulouse (31) - Comme à la maison. Pellegrue (33) - Les lundis de l'Arsenal. Rochefort (17) - Drôles de Rues. Jonzac (17) - Festival au Village. Brioux sur Boutonne (79) - Festival Chantons sous les Pins. Vieux-Boucau (40) - La Grange aux Loups. Chauvigny (86) - St Benoit Swing (86) - Théâtre d'Ardoise. Ile d'Oléron (17) - Festival Chant'appart (85) - Le Leû Festival. Onnezies-Hainaut- (Belgique) - Sion sur l'Océan (85) - Scène de l'Ermitage. St Gobain (02) - Festival L'émoi des mots. Heugas (40) - Théâtre du Seuil. Chartres (28)...

La presse en parle

« Avec sa gouaille et sa voix de crooner à la Guy Marchand, Nicolas Moro nous balade d’un rock vintage des années 60 façon Chaussettes Noires ou Eddie Cochran (Twist à mourir) à une java des faubourgs (Je fais des affaires). Beaucoup d’humour et d’ironie dans ses compositions, mais jamais de prétention ni de condescendance. Cet adorateur du blues du Delta nous propose un joyeux mélange composé de musique western ou country avec stetson et winchester et d’ambiances Nouvelle-Orléans. Cela n’empêche pas parfois de légères touches plus intérieures, voire mélancoliques (Une ombre, Encore un peu). Mais ces petits accès de blues distillés avec parcimonie et joliment interprétés ne parviennent pas à nuire à la cohérence de l’ensemble. » Hexagone / Philippe Kapp 2019

"C’est étonnant comme une simple guitare peut créer une telle fête. Il faut croire qu’elle est en bonnes mains.Ne vous fiez pas à son style de chanteur pour feux de camp ou pour soirées entre copains. Cette apparente décontraction n’est là que pour mieux vous étonner lorsque vous écoutez ses chansons. Le verbe est précis, vif, direct, avec une touche de poésie. Il puise ses chansons dans des tranches de vies qui sentent le vécu. L’anti-héros de BD qui s’y exprime est-il compatible avec le chanteur exigeant et talentueux qui les met en scène ? Oui, sans doute, puisque ça marche… » NosEnchanteurs / Michel Kemper 2018

"Nicolas Moro est un musicien hors pair, depuis longtemps plongé dans le rock, le blues, le jazz, voire la country. Les mélodies sont au cordeau, la guitare égrène des notes tout simplement addictives… et oups, on se surprendrait presque à en négliger les paroles ! Bien heureusement, elles ne se noient pas sous la musique, la voix y est bien présente et, Entre deux moments de plaisir, on a largement le temps de savourer un bel humour en demi-teinte « Au bout d’un blanc, au bout d’un blanc très long / Je te réponds : « Mais oui c’est vrai, là dis donc » qui est à notre grande joie un des signes de fabrique du chanteur…

Cela donne-t-il une idée des talents du parolier exigeant qu’est Nicolas Moro ? Absolument pas, tout est tellement fluide qu’on en oublierait le travail. Ce serait dommage ; il faut donc le lire, il faut donc s’asseoir. Alors, après vous être déhanché comme un fou, reposez-vous (faut y aller Mollo, on vous l’a dit) en lisant le livret des paroles…" Anne Lefebvre 2022

« Nicolas Moro, voilà un auteur-compositeur interprète que je ne connaissais pas ; il faut dire que les médias ne se bousculent pas au portillon pour parler de lui ; Cela ne concerne guère Nicolas que les médias n’intéressent guère. C’est tout de même dommage car voilà des chansons de grande qualité qui pourraient toucher un public bien plus large. En fait je connaissais sans le savoir Nicolas Moro car il fit partie pendant des années d’Opa Tsupa, groupe donnant dans les manoucheries dont j’avais chroniqué un excellent disque.

Ceci explique les grandes qualités du sieur Moro, multi instrumentiste talentueux (guitares bien sûr, mais aussi banjo, harmonica, lap steel, dobro, mandoline…), un plus énorme par rapport à ses collègues chanteurs qui souvent s’accompagnent à la guitare en allant rarement au-delà de 3 ou 4 accords. Nicolas Moro aime toutes les musiques, pourvu qu’elles soient bonnes ; dans ses disques (3 au compteur) il passe en revue les esthétiques qu’il affectionne, choisissant avec gout et à propos, l’instrumentation qui convient le mieux à telle ou telle chanson. (Par exemple sur le CD »L’amour est un oiseau volage », » le convive » avec piano jazz new Orléans, » Louise », qui nous prouve dans la lignée d’un Patrick Verbeke, et avec de belles parties de gratte, que le blues en français est possible, « Dans la peau », façon vieux jazz années 30 avec voix « trafiquée » et section de cuivres, « Twist à mourir », un tube en puissance avec un beau solo de guitare électrique, « Le dernier rang », blues à la Hot Tuna, avec guitare hawaïenne, trompette et sifflet –encore un vrai tube-…Les musicos assurent et chaque titre laisse la place pour un petit chorus.

Nicolas Moro a une grande qualité d’écriture sous discrète influence brassensienne ; ses textes très travaillés sont traversés par un humour léger omniprésent, notre homme jouant constamment avec la langue (cf « Le destin des affreux « ou « Montmorillon swing «. Si son inspiration est diverse et variée, il manifeste une certaine affection pour le thème de l’amoureux qui n’a pas d’bol.

Voilà de la chanson qui a de la classe, de la fraicheur et de la drôlerie (cf « Je fais des affaires », que Dimey aurait aimée. Je ne connais guère d’équivalent dans la chanson actuelle mais le terme « chanson » est réducteur en ce qui concerne Nicolas Moro, véritable artiste, à découvrir absolument. » Francis Couvreux. NOVEMBRE 2022