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Voici ce qu’écrit Francis Couvreux à mon sujet:

Autant vous dire que ça fait très plaisir car cet homme est une référence dans le monde de la chronique musicale. Un spécialiste entre autre de Django Reinhardt et de Bernard Dimey qui a travaillé pour les études Tsiganes, Frémeaux & Associés ... Je lis ses articles depuis des années et je suis très honoré que mes chansons lui plaisent.

Je vais passer un bon dimanche moi...


« Nicolas Moro, voilà un auteur-compositeur interprète que je ne connaissais pas ; il faut dire que les médias ne se bousculent pas au portillon pour parler de lui ; Cela ne concerne guère Nicolas que les médias n’intéressent guère. C’est tout de même dommage car voilà des chansons de grande qualité qui pourraient toucher un public bien plus large. En fait je connaissais sans le savoir Nicolas Moro car il fit partie pendant des années d’Opa Tsupa, groupe donnant dans les manoucheries dont j’avais chroniqué un excellent disque.

Ceci explique les grandes qualités du sieur Moro, multi instrumentiste talentueux (guitares bien sûr, mais aussi banjo, harmonica, lap steel, dobro, mandoline…), un plus énorme par rapport à ses collègues chanteurs qui souvent s’accompagnent à la guitare en allant rarement au-delà de 3 ou 4 accords. Nicolas Moro aime toutes les musiques, pourvu qu’elles soient bonnes ; dans ses disques (3 au compteur) il passe en revue les esthétiques qu’il affectionne, choisissant avec gout et à propos, l’instrumentation qui convient le mieux à telle ou telle chanson. (Par exemple sur le CD »L’amour est un oiseau volage », » le convive » avec piano jazz new Orléans, » Louise », qui nous prouve dans la lignée d’un Patrick Verbeke, et avec de belles parties de gratte, que le blues en français est possible, « Dans la peau », façon vieux jazz années 30 avec voix « trafiquée » et section de cuivres, « Twist à mourir », un tube en puissance avec un beau solo de guitare électrique, « Le dernier rang », blues à la Hot Tuna, avec guitare hawaïenne, trompette et sifflet –encore un vrai tube-…Les musicos assurent et chaque titre laisse la place pour un petit chorus.

Nicolas Moro a une grande qualité d’écriture sous discrète influence brassensienne ; ses textes très travaillés sont traversés par un humour léger omniprésent, notre homme jouant constamment avec la langue (cf « Le destin des affreux « ou « Montmorillon swing «. Si son inspiration est diverse et variée, il manifeste une certaine affection pour le thème de l’amoureux qui n’a pas d’bol.

Voilà de la chanson qui a de la classe, de la fraicheur et de la drôlerie (cf « Je fais des affaires », que Dimey aurait aimée. Je ne connais guère d’équivalent dans la chanson actuelle mais le terme « chanson » est réducteur en ce qui concerne Nicolas Moro, véritable artiste, à découvrir absolument. »

Francis Couvreux. Novembre 2022



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